Votre test de stationnarité vous ment-il ? Une plongée dans le test KPSS.
En finance quantitative, nous nous fions à des outils statistiques pour sonder la nature des marchés. Pour tester la stationnarité, le réflexe est quasi universel : le test de Dickey-Fuller Augmenté (ADF). Il est si courant qu'on en oublierait presque de questionner son verdict.
Mais que se passe-t-il si la prémisse même de ce test était sa plus grande faiblesse ? Le test ADF suppose qu'une série est non-stationnaire par défaut et cherche des preuves solides pour affirmer le contraire. C'est une approche "coupable jusqu'à preuve du contraire".
Le test KPSS, lui, retourne complètement cette logique. Il part de l'hypothèse inverse : la série est considérée stationnaire par défaut. Sa mission est de chercher des preuves suffisamment fortes pour réfuter cette innocence.


